Il y a quelques jours, j’exprimais publiquement mon inquiétude face à la décision du préfet de la Moselle d’autoriser exceptionnellement l’ouverture des commerces le Vendredi saint.
Comme beaucoup d’Alsaciens et de Mosellans, j’avais été profondément choqué par cette décision, qui allait à l’encontre de l’esprit du droit local d’Alsace-Moselle reconnaissant depuis toujours le caractère férié de cette journée. Il ne s’agit pas d’une simple règle administrative, mais bien d’un héritage historique, culturel et social auquel nos concitoyens sont légitimement attachés.
Rompre avec cet équilibre sans concertation préalable avec les élus, les partenaires sociaux, les représentants économiques, cultuels et culturels créait un précédent préoccupant. Une telle évolution aurait pu ouvrir la voie à d’autres remises en cause, y compris en Alsace.
C’est pourquoi j’avais décidé d’interpeller le Gouvernement afin de demander le réexamen de cette décision, en me joignant à la démarche engagée par mon collègue Ludovic Mendes, qui avait saisi le Premier ministre sur ce sujet.
Face aux nombreuses réactions suscitées (syndicats, commerçants, représentants religieux et élus), le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, est finalement revenu sur son arrêté.
Reconnaissant l’attachement profond des Mosellans au caractère férié du Vendredi saint, il a décidé de suspendre sa décision. En conséquence, aucun commerce de détail n’ouvrira en Moselle lors de cette journée, conformément à la tradition et au droit local.
Ce revirement constitue un signal important : il démontre l’importance du dialogue territorial et la nécessité de respecter les équilibres propres à l’Alsace-Moselle.
Si cette décision permet de préserver le caractère férié du Vendredi saint pour 2026, le débat reste engagé pour l’avenir. Les organisations syndicales ont d’ores et déjà indiqué rester vigilantes face à toute tentative de remise en cause du droit local. Pour ma part, je resterai pleinement mobilisé.
Le respect du droit local n’est pas négociable : il fait partie intégrante de notre identité en Alsace et en Moselle, et je continuerai à le défendre avec détermination.