Plus que jamais, l’examen du budget de l’État constitue un moment déterminant pour l’avenir de notre pays. Dernier projet de loi de finances avant les élections présidentielles, le budget pour 2027 s’inscrit dans un contexte politique particulièrement incertain à l’Assemblée nationale, alors que notre dette publique atteint un niveau historique. Nous ne pouvons ignorer la nécessité de maîtriser nos dépenses et de redresser progressivement nos finances publiques. Mais cet effort indispensable doit être conduit avec discernement, sans faire peser une charge disproportionnée sur les Français les plus fragiles, ni fragiliser davantage celles et ceux qui font vivre notre économie.
Au-delà de la réduction du déficit, l’enjeu est aussi de donner de la visibilité aux ménages, aux entreprises, aux agriculteurs et aux collectivités pour leur permettre de préparer l’année à venir. Notre pays ne peut pas se permettre de rester sans budget : l’incertitude budgétaire ne doit pas devenir un frein à l’investissement, à l’activité économique et à l’action publique.
Dans ce contexte exigeant, je considère que notre responsabilité de parlementaires est double : contribuer à l’effort collectif de redressement des comptes publics tout en défendant les priorités de nos territoires et les besoins concrets de nos concitoyens. C’est dans cet esprit que je me suis engagé dans l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2027, consacrée aux recettes de l’État, en portant et en soutenant des amendements qui traduisent cette volonté de concilier responsabilité budgétaire, justice et soutien à l’activité économique.
Tout au long des débats, je continuerai à défendre une approche pragmatique, fondée sur le dialogue et la recherche de compromis utiles. Réduire notre déficit ne doit pas signifier renoncer à préparer l’avenir : nous devons maîtriser nos dépenses sans bloquer le pays, préserver les solidarités et donner à nos concitoyens comme à nos entreprises les moyens de se projeter sereinement dans l’année à venir.


