Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose d’historique pour l’Alsace à l’Assemblée nationale : les députés ont voté la sortie de l’Alsace du Grand Est.
Ce vote majeur vient réparer ce qu’il s’est passé il y a dix ans et qu’une grande majorité d’Alsaciens n’a jamais accepté : se retrouver dépendants d’une Région qui s’étend des portes de Paris jusqu’au Rhin.
La grande avancée que propose cette nouvelle loi est d’abord la simplification : fini la double couche région-département, l’Alsace formera une nouvelle collectivité, une collectivité unique capable d’exercer toutes les compétences dévolues aux régions et aux départements.
Enfin quelque chose de lisible pour nos concitoyens, de plus proche, de plus palpable, de plus efficace.
Pour moi, ce vote a une résonance particulière.
En 2022, lors de ma campagne législative, j’ai pris un engagement clair : faire avancer ce projet reconnaissant à nouveau une Alsace institutionnelle.
Quelques semaines après mon élection, je déposais une première proposition de loi à l’Assemblée nationale portant précisément cet objectif.
Beaucoup disaient alors que ce combat était impossible.
Que le sujet était clos.
Qu’il ne fallait plus en parler.
Que les grandes régions ce n’est pas idéal, mais que c’est comme ça.
Avec dix de mes collègues députés alsaciens, nous avons refusé le fatalisme, nous avons choisi de ne jamais renoncer. Pendant trois années, il a fallu expliquer, convaincre et rassurer auprès de tous les groupes politiques et les ministères.
L’enjeu était de construire une majorité pour faire aboutir cette réforme de proximité et de simplification. Seules la détermination et la patience ont permis d’aboutir.
Malheureusement, ce travail a parfois été mené en devant lutter contre ceux qui, en Alsace, pensent encore que ce projet de nouvelle collectivité plus forte n’est pas souhaitable pour relever nos défis économiques, sociaux et environnementaux, propres à notre territoire rhénan.
Mais aujourd’hui, la représentation nationale a reconnu l’évidence :
- l’Alsace mérite une organisation territoriale adaptée à ses spécificités ;
- l’efficacité publique passe par la proximité des décisions ;
- la différenciation territoriale renforce la République et le vivre-ensemble au lieu de les affaiblir.
Ce vote n’est pas une revanche. C’est l’aboutissement d’un engagement tenu.
Rien n’est encore définitivement acquis : le texte poursuivra son parcours parlementaire au Sénat où ce débat essentiel aura lieu. Mais une étape décisive vient d’être franchie.
Je veux saluer et remercier chaleureusement mes collègues députés alsaciens, signataires et soutiens du texte, qui ont contribué à créer cette dynamique collective. Au-delà des sensibilités politiques, nous avons su nous rassembler parce que l’intérêt de l’Alsace l’exigeait.
Aujourd’hui, l’Alsace avance. Elle avance parce que des élus, des citoyens et des acteurs du territoire n’ont jamais cessé d’y croire.
Et je continuerai, avec la même constance, à défendre une conviction simple : quand les décisions se prennent plus près du terrain, elles sont plus justes, plus efficaces et plus démocratiques.
