Tout au long du mois de juin, je suis allé à la rencontre de nos entreprises afin d'échanger avec celles et ceux qui entreprennent sur notre territoire.

J'ai eu le plaisir d'être aux côtés de Frédéric Kuhlmann et de toute l'équipe de COSTRAL à Riquewihr pour une double célébration : l'inauguration du nouveau Pôle d'Innovation et de Service, et le 50e anniversaire de cette belle entreprise familiale du vignoble alsacien.
COSTRAL c'est une histoire qui commence il y a cinquante ans, dans l'artisanat, au coeur du vignoble. Aujourd'hui, l'entreprise conçoit, fabrique et commercialise des lignes d'embouteillage pour le vin. Elle est devenue co-leader mondial de l'embouteillage du vin à petites cadences, avec 125 collaborateurs, une croissance régulière depuis plus de vingt ans, et 60% de son chiffre d'affaires réalisé à l'export. Une trajectoire remarquable.
Ce qui m'a frappé, c'est la manière dont COSTRAL incarne quelque chose de profondément alsacien. Ici, on n'a pas choisi entre les racines et l'avenir. On a fait les deux. 97% des composants sont conçus et fabriqués en interne ou chez des fournisseurs locaux. L'entreprise est sélectionnée au programme ETIncelles 2025, aux côtés de 50 PME à fort potentiel accompagnées vers le statut d'Entreprise de Taille Intermédiaire. Elle appartient au Club Excellence de BPI France. Et pourtant, elle est toujours là, à Riquewihr, implantée dans ses vignes, fidèle à ses origines.
C'est cela, l'état d'esprit alsacien que j'aime tant. Cette capacité à allier tradition et modernité, authenticité et performance, ancrage territorial et ouverture sur le monde. COSTRAL en est un exemple particulièrement éloquent : une entreprise qui apporte des solutions concrètes aux viticulteurs d'ici et d'ailleurs, sans jamais oublier d'où elle vient.
Le monde viticole traverse des difficultés que je connais bien. Mais des entreprises comme COSTRAL donnent de vraies raisons d'être optimistes. Parce que la force d'un territoire, c'est cette chaîne humaine et intergénérationnelle, cette solidarité entre ceux qui produisent, ceux qui transforment, ceux qui innovent, tous liés par les mêmes racines et la même exigence.
Bravo à Frédéric Kuhlmann, à ses équipes et à toute la famille COSTRAL pour ce beau demi-siècle. Et longue route encore.


100 ans de la Cave Jean Geiler à Ingersheim




Visite du Domaine Schwach à Hunawihr


Transmission de l'agence MMA à Guebwiller




Inauguration des panneaux solaires installés au Domaine Valentin Zusslin à Orschwihr


Projet de création d'une STEP dans le Val d'argent : rencontre avec Bernard Winterhalter et son associé Guy-Loup Botter
Je me suis rendu à Sainte-Marie-aux-Mines pour rencontrer Bernard Winterhalter et son associé Guy-Loup Botter, deux éleveurs de la vallée porteurs d'un projet qui m'a particulièrement interpellé : la création d'une station de transfert d'énergie par pompage, une STEP, au coeur du Val d'Argent. Une visite que j'ai faite en présence de Madame la Maire Noëllie Hestin.
Le principe est ingénieux. Il s'agit de stocker de l'énergie sous forme hydraulique : on pompe de l'eau vers un réservoir en altitude en période de faible demande électrique, puis on la turbine pour produire de l'électricité au moment des pics de consommation. Un mécanisme de stockage propre, sans émissions, et parfaitement adapté à la topographie de notre territoire.

Ce que Bernard Winterhalter et Guy-Loup Botter envisagent ici est ambitieux : un réservoir de 200 000 m³, avec 500 mètres de dénivelé, pour une puissance de 34 mégawatts.
Le réservoir bas prendrait place sur l'ancienne friche industrielle MISN, aujourd'hui inutilisée, et le réservoir haut s'appuierait sur une crête favorable à la limite de la forêt communale de Sainte-Marie-aux-Mines. Pour donner une idée concrète de ce que représente cette puissance : elle serait suffisante pour couvrir les besoins en électricité de l'ensemble du Val d'Argent, d'où l'implication de Madame la Maire.
Ce que je retiens dans cette démarche, c'est la cohérence territoriale du projet : requalifier une friche, valoriser la topographie naturelle du massif, et apporter un service réel au réseau électrique en matière de flexibilité. Les porteurs évoquent également la possibilité d'utiliser le dispositif pour retenir ponctuellement les crues, un atout supplémentaire dans un contexte de dérèglement climatique. Les crises énergétiques successives nous rappellent une évidence : nous devons diversifier nos modes de production comme de stockage, et renforcer notre souveraineté énergétique.
La France n'a plus construit de nouvelle STEP depuis des décennies. Il est temps de réinventer l'hydroélectricité. Ce projet en est la preuve : une technologie de stockage de l'électricité éprouvée, au service des enjeux d'aujourd'hui, portée par des acteurs locaux enracinés dans leur territoire et animés par une vraie vision.
Une étude faune-flore est en cours, ce qui témoigne d'une réelle volonté de construire ce projet avec soin, en respectant les milieux naturels qui font la richesse de nos paysages.Je serai attentif à l'avancement de ce dossier et je remercie Bernard Winterhalter et Guy-Loup Botter pour le temps qu'ils m'ont consacré et pour la qualité de leur travail.
Ce type d'initiative, portée par des acteurs locaux engagés et innovants, mérite toute notre attention.

