Cet été, nous avons été confrontés à un épisode de chaleur et de sécheresse d’une intensité exceptionnelle, avec des conséquences particulièrement lourdes pour de nombreuses exploitations agricoles.
Dès les premières semaines, j’ai été en contact avec des agriculteurs de ma circonscription confrontés à cette situation. Je les ai rencontrés, écoutés et leur ai demandé de me faire remonter concrètement, au fil de l’été, les difficultés rencontrées sur leurs exploitations et les besoins auxquels ils se trouvaient confrontés.
J’ai également échangé avec les organisations professionnelles agricoles afin de croiser ces remontées de terrain et de mieux mesurer les réalités propres aux différentes filières.
Je mesure pleinement l'effort budgétaire exceptionnel consenti par l'Etat pour venir en aide aux agriculteurs. Mais la réalité du terrain nous oblige aujourd’hui à regarder au-delà de l’affichage des enveloppes nationales : ce qui importe, c’est de savoir combien une exploitation effectivement touchée pourra percevoir, dans quels délais, et si cette aide lui permettra réellement de franchir le cap de cette année particulièrement difficile.
Or, dans le Haut-Rhin, les premiers retours dont je dispose montrent un décalage préoccupant entre les dispositifs annoncés et l’ampleur des pertes et des besoins de trésorerie. Nos agriculteurs auront besoin, dans les prochains mois, d’un accompagnement à la hauteur des difficultés qu’ils traversent.
C’est à partir de l’ensemble de ces échanges que j’ai décidé d’écrire à la ministre de l’Agriculture pour appeler son attention sur la mise en œuvre des aides sécheresse et sur la nécessité qu’elles puissent répondre concrètement aux réalités de nos exploitations.
Cette situation nous rappelle aussi que le soutien à notre agriculture ne relève pas uniquement des pouvoirs publics. En tant que citoyens et consommateurs, nous avons également un rôle à jouer : nos choix de consommation, notre capacité à privilégier les productions françaises et locales et à accepter de rémunérer justement le travail des agriculteurs participent directement à la pérennité de notre modèle agricole et à notre souveraineté alimentaire.
Je continuerai à suivre de très près la situation de nos agriculteurs et à faire remonter au Gouvernement, dès que nécessaire, les réalités du terrain et les difficultés auxquelles ils sont confrontés.