En amont de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, j’ai rencontré Raymonde Sauter, présidente de l’Union départementale des associations familiales du Haut-Rhin, et Fabien Bolognese, son directeur, pour un temps de travail consacré aux politiques familiales et sociales.
Fédérant de nombreuses associations familiales et siégeant dans de multiples instances, l’UDAF 68 est un acteur essentiel de la solidarité dans notre département. Protection juridique des majeurs, accompagnement social, hébergement inclusif, soutien à la parentalité, aide aux aidants : ses équipes sont au contact direct des difficultés vécues par les familles.
Nos échanges ont mis en lumière un enjeu majeur : comment préserver notre modèle de solidarité tout en le rendant plus simple, plus juste et plus efficace ? Il s’agit d’abord de simplifier les aides sociales, pour que chacun puisse effectivement bénéficier de ses droits sans se perdre dans la complexité administrative. Il faut aussi mieux accompagner les familles des classes moyennes, qui ont parfois le sentiment de contribuer à l’effort collectif sans accéder aux aides dont elles auraient besoin. Nous avons enfin évoqué la nécessité de reconnaître toutes les réalités familiales, des familles monoparentales aux jeunes aidants, et de faire du maintien à domicile de nos aînés une véritable priorité.
Ces constats invitent à dépasser les réponses ponctuelles pour construire une véritable stratégie globale de politique familiale. Dans un contexte budgétaire contraint, les économies ne peuvent pas se faire au prix d’un creusement des inégalités. Réformer, c’est aussi s’assurer que chaque euro de solidarité publique atteint réellement son objectif. L’expérience de terrain de l’UDAF est précieuse pour éclairer nos choix parlementaires.