Je me suis rendu à l'Assemblée Générale de l'AVA, l'Association des Viticulteurs d'Alsace. Une assemblée dense, entre préparation des vendanges 2026 et réflexion de fond sur l'avenir de notre vignoble.
Le constat dressé était lucide, sans détour : baisse de la consommation, vieillissement de la clientèle, jeunes générations encore trop peu conquises, pressions sur les prix, changement climatique qui bouscule nos pratiques. Des difficultés réelles, que je mesure chaque semaine sur le terrain au contact de nos vignerons.
Nous avons besoin d'agir avec un état d'esprit commun. C'est ensemble, à l'échelle de toute la filière, que se trouvera la solution. Il nous faut concilier l'héritage de notre patrimoine viticole et la nécessaire adaptation aux attentes nouvelles et conserver nos clients historiques tout en allant chercher les générations qui n'ont jamais goûté un vin d'Alsace.
J'ai porté cette année une loi pour faciliter l'arrachage des vignes non cultivées, et je continue ce travail avec deux nouvelles mesures : mieux associer les organismes de défense des appellations aux décisions d'urbanisme qui touchent nos parcelles, et sécuriser juridiquement les agriculteurs contraints de travailler à des horaires décalés face aux aléas climatiques.
Le vin d'Alsace est un trésor collectif. Il ne se sauvera pas tout seul, ni grâce à un seul acteur. C'est en avançant ensemble, avec confiance et détermination, que notre vignoble traversera cette période difficile et continuera de porter haut nos couleurs.
Merci à à toute l'équipe de l'AVA pour la qualité de cette assemblée et pour leur engagement sans relâche au service de nos vignerons.

