Mardi, en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, ma proposition de loi visant à renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique a été adoptée.
Ma conviction est simple :
- On ne peut pas exiger davantage de souveraineté agricole et alimentaire sans mieux protéger les filières d’excellence qui font la singularité de l’agriculture française, avec ses savoir-faire et ses terroirs.
-Les productions sous signes officiels de qualité et d’origine — AOP, AOC, IGP — ne sont pas seulement des labels : elles structurent nos paysages et sont des moteurs de valeur ajoutée. Mais leur équilibre reste fragile : dans une aire d’appellation, le foncier agricole perdu ne se reconstitue pas ailleurs.
- De plus, face à l’intensification des aléas climatiques, vendanger à la fraîche, faucher la nuit ou adapter les rythmes de travail n’est plus une question de confort : c’est devenu une condition normale de l’activité agricole.
C’est pourquoi ce texte apporte deux avancées concrètes :
- Mieux associer les organismes de défense et de gestion (ODG) à l’élaboration des documents d’urbanisme, afin de sécuriser les terres agricoles et les conditions de production dans les zones d’appellation ;- Adapter notre droit aux réalités du changement climatique, en sécurisant notamment les agriculteurs amenés à décaler leurs horaires de travail — parfois la nuit — pour protéger leur santé, le bien-être animal ou la qualité des récoltes lors d’épisodes de canicule ou de risques accrus d’incendie.
Cette proposition de loi ne crée ni privilège ni dérogation excessive. Elle simplifie, adapte notre droit à la réalité des territoires, renforce le dialogue local et protège un secteur stratégique pour notre souveraineté alimentaire.
Prochaine étape : l’examen en séance publique dans l’hémicycle le 26 mars prochain, lors de la niche parlementaire du groupe Les Démocrates.

