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Défense de mon amendement sur les petites lignes ferroviaires

Lors des débats autour du projet de loi-cadre relatif au développement des transports qui avaient lieu à l'Assemblée nationale, j'ai défendu un amendement afin que les futures programmations accordent une priorité claire à la réouverture et à la modernisation des lignes ferroviaires de desserte fine du territoire.

Chez nous, la liaison Bollwiller–Guebwiller en est l'exemple le plus parlant. Treize kilomètres de voie ferrée existent déjà, mais ne sont plus exploités depuis plus de trente ans. Pourtant, près de 30 000 habitants de la vallée du Florival restent aujourd'hui privés d'une véritable alternative à la voiture, alors que les axes routiers sont régulièrement saturés.

Je le rappelle souvent, des solutions existent. Avec des innovations comme le train léger Draisy, développé par l'entreprise alsacienne LOHR, il est désormais possible d'envisager une remise en service à coût maîtrisé, sans les investissements lourds qu'imposaient les technologies d'hier. Aussi, depuis de nombreuses années, les élus locaux, les associations et les habitants du Florival portent ce projet avec détermination.

La transition écologique ne se construira pas uniquement autour des grandes lignes à grande vitesse. Elle passe aussi par le retour du train dans nos vallées, nos territoires ruraux et nos territoires de montagne, là où les besoins de mobilité du quotidien sont les plus concrets. Il est temps que les choix nationaux d'investissement reconnaissent pleinement ces initiatives, qui répondent à un triple objectif : favoriser le report modal, désenclaver les territoires et accompagner leur développement.

Mon amendement n'a malheureusement pas été adopté en commission.

Mais le débat n'est pas terminé. Je le défendrai à nouveau en séance publique, avec la conviction que nos territoires méritent d'être pleinement pris en compte dans les politiques nationales de mobilité. Je continuerai à porter cette ambition d'un aménagement du territoire plus équilibré, plus durable et plus proche des réalités vécues par nos concitoyens.