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Audition du Conseil d'orientation des infrastructures

J'ai interrogé le président du Conseil d'orientation des infrastructures, David Valence, sur l'avenir des petites lignes ferroviaires et sur les blocages qui empêchent encore certains projets locaux d'aboutir.

L'exemple de la liaison ferroviaire Bollwiller-Guebwiller, dans le Florival est parlant. Treize kilomètres de voie existante, un bassin de vie de 30 000 habitants, une circulation routière saturée et un projet de réouverture porté depuis plus de vingt-cinq ans par les élus, les associations et les habitants.

Aujourd'hui, une solution existe : le Draisy, train léger développé par LOHR, qui permettrait une remise en service à coût maîtrisé, sans électrification ni caténaires. Pourtant, malgré les études réalisées et les engagements passés, le projet demeure au point mort.

J'ai souhaité comprendre pourquoi des infrastructures de proximité, techniquement prêtes et répondant pleinement aux objectifs de décarbonation des transports, peinent encore à trouver leur place dans les priorités nationales et régionales.

La transition écologique ne se fera pas uniquement grâce aux grandes lignes ou aux grands projets. Elle repose aussi sur un maillage territorial efficace, capable d'offrir des alternatives concrètes à la voiture dans nos vallées et nos territoires ruraux.

Je vous laisse apprécier la réponse du Président Valence, qui préside aussi la commission Transport, déplacement et infrastructure de la région Grand Est. Il avait bel et bien porté le projet de petite ligne dans les Vosges entre Epinal et Saint-Dié-des-Vosges (dont il fut maire).

Il n'y aura pas de décarbonation réussie sans les petites lignes ferroviaires. Les habitants de la vallée du Florival attendent le retour du train depuis plus d'un demi-siècle. Il est temps que cette attente soit enfin entendue.