En juin, j'ai continué à recevoir habitants, associations et acteurs économiques à ma permanence située à Wintzenheim Logelbach.
Rencontre avec Christelle Hassenforder, animatrice sociale et déléguée syndicale de Force Ouvrière et Evelyne Umhauer Schmitt, infirmière de l'Ehpad de Soultzmatt
J’ai eu le plaisir de recevoir à ma permanence des membres du personnel de l’EHPAD de Soultzmatt. Christelle Hassenforder, animatrice sociale et déléguée syndicale de Force Ouvrière, ainsi qu’Evelyne Umhauer Schmitt, infirmière, sont venues pour un rendez-vous de travail poignant consacré aux difficultés croissantes de nos établissements de santé et du grand âge.

Il s’agit d’une réalité humaine alarmante. La pénurie majeure de personnel et le manque d’employés à temps plein fragilisent les repères des résidents. Les professionnels de santé se retrouvent confrontés à une surcharge de travail insoutenable, entraînant des conditions de vie dégradées pour nos aînés. Ce manque de moyens financiers et humains force malheureusement les équipes à prioriser les soins essentiels au détriment d’une prise en charge individualisée, malgré le dévouement total des soignants.
Mesdames Hassenforder et Umhauer m’ont fait part de leur réflexion urgente sur le vieillissement, avançant plusieurs points pour tenter d’améliorer cette situation alarmante :
- Agir sur l’attractivité des métiers : revaloriser les salaires et améliorer les conditions de travail pour encourager les recrutements
- Renforcement des effectifs : tendre vers un ratio d’un soignant par résident pour redonner du temps humain à l’accompagnement
- Modernisation des infrastructures : adapter les locaux et les installations pour faciliter le travail et le confort de chacun
Partout en France, l’épuisement professionnel, les besoins financiers de ce secteur et la solitude aussi bien des résidents que des équipes sur le terrain nous rappellent une évidence : nous ne pouvons plus fermer les yeux sur la crise structurelle qui frappe nos établissements de santé.
À l’Assemblée nationale, je me mobilise pleinement sur ce sujet. J’ai ainsi déposé une question écrite au Gouvernement afin d’alerter sur la problématique du recrutement dans les EHPAD et de demander la présentation d’une loi Grand âge, promise de longue date et toujours attendue.
L’accompagnement de nos aînés est un devoir collectif. La transition démographique passera par un soutien indéfectible à celles et ceux qui prennent soin de nos proches. Je reste pleinement mobilisé aux côtés des personnels de ces établissements pour porter leur voix et je les remercie vivement pour leur courage et leur travail auprès de nos anciens

Rencontre avec François Jenny, responsable de la communication et du recrutement de l’antenne départementale de l’association « SOS Amitié ».
J’ai reçu à ma permanence François Jenny, responsable de la communication et du recrutement de l’antenne départementale de l’association « SOS Amitié ».
SOS Amitié est une structure nationale créée dans les années 1960. Dans le Haut-Rhin, elle s'est donnée pour mission initiale de lutter contre le suicide.
Au fil des années, son action s’est ouverte à un spectre plus large afin d’offrir un meilleur accompagnement, notamment en terme d’écoute des personnes atteintes de maladies mentales, souffrant de solitude ou victimes de violences intrafamiliales.
C’est une fédération qui regroupe 45 associations dans toute la France. En Alsace, on dénombre 5 postes répartis entre le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Cela représente, pour l'année 2025, 8 500 heures d’écoute pour les 2 postes du Haut-Rhin, réalisées par soixante bénévoles engagés.
L'objectif est d’apporter un soutien à tous ceux qui ont besoin d’une oreille attentive. Chacun peut, s’il le souhaite, appeler ou accéder à un tchat en ligne de façon totalement anonyme pour être mis en relation avec un écoutant situé partout en France, qui va chercher à l’aider au mieux et sans le juger.
Ces écoutants ne sont pas des thérapeutes, ce sont des bénévoles formés spécifiquement et dévoués à l'aide d'autrui. Le lien humain est primordial dans ces échanges, un domaine où l’IA ne pourra jamais remplacer l’homme et dont nous aurons toujours besoin : une réelle relation entre l'écoutant et l'écouté. Ce que demande SOS Amitié, c’est d’être identifiée et prise en compte par les élus.
Son travail touche une grande partie de nos citoyens, et nous devons être conscients de leur état de santé physique ou mentale et des moyens de les soutenir. Il n'y a pas de profil type de victime, chacun peut être touché et SOS Amitié s'attache à accueillir la parole de tous.
« C’est rien et c’est tout », comme nous le dit si bien Monsieur Jenny. Le travail accompli par ces bénévoles est exemplaire et je tiens à les féliciter ainsi qu'à les remercier pour le soutien qu’ils apportent à tous nos concitoyens en détresse.
Si vous avez besoin d’aide ou que vous ressentez le besoin de parler, n’hésitez pas à composer le 09 72 39 40 50 (service gratuit, disponible 24h/24 et 7j/7).