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Adoption de la proposition de loi Montagne

La semaine dernière, j'ai pris la parole dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à l'occasion du vote définitif de la proposition de loi pour une montagne vivante et souveraine.

J'ai tenu à rappeler que la montagne est un espace singulier, où la nature et l'activité humaine ont appris, au fil des siècles, à cohabiter et à s'équilibrer. Des Alpes aux Vosges, en passant par les Pyrénées, le Massif central, le Jura ou la Corse, cette diversité a façonné nos paysages, nos arts de vivre et une agriculture unique, porteuse de produits de qualité et de savoir-faire reconnus.

Mais la montagne est aujourd'hui en première ligne face au changement climatique : évolution de l'enneigement, transformation des forêts, risques naturels accrus, pression sur la ressource en eau. Ces bouleversements fragilisent l'agriculture, les forêts, le tourisme. Nos territoires doivent s'adapter.

Quarante ans après la loi Montagne de 1985, ce texte réaffirme un principe simple : la montagne a droit à sa différence. L'égalité républicaine suppose d'adapter les politiques publiques aux réalités du terrain, pas d'appliquer partout les mêmes règles.

Maintenir une école, garantir l'accès aux soins, accompagner les mobilités, soutenir l'agriculture et la filière bois : ce sont les conditions du maintien d'une vie dans ces territoires. Car une montagne désertée est une montagne qui se ferme et qui perd ses savoir-faire.

J'ai salué le travail collectif conduit par les élus de la montagne, toutes sensibilités confondues, qui ont persévéré pour que ce texte puisse être adopté.

Le groupe Les Démocrates a soutenu avec conviction cette proposition de loi, car préserver la montagne, c'est permettre à celles et ceux qui y vivent de continuer à y travailler, à y entreprendre et à y transmettre leurs savoir-faire.