Je me suis rendu au Parc des expositions de Mulhouse pour l’Assemblée générale de la FDSEA du Haut-Rhin, autour de son président Pascal Wittmann, que je remercie pour la qualité de son accueil.
La FDSEA 68 représente les intérêts de la profession agricole et rassemble de nombreux agriculteurs du département. Cette assemblée est donc un moment important, car elle permet aux acteurs du monde agricole de prendre la parole, de relayer les dossiers, d’exprimer les préoccupations et d’éclairer les enjeux qui concernent directement l’agriculture alsacienne, et tout particulièrement haut-rhinoise.
J’ai pu y échanger avec les agriculteurs présents et prendre la mesure des sujets qui les préoccupent aujourd’hui.
- Foncier agricole et urbanisme
Les agriculteurs ont exprimé leur volonté que les documents d’urbanisme respectent davantage le foncier agricole et les agriculteurs.
C’est précisément le sens de la proposition de loi que je défendrai la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, pour mieux intégrer l’agriculture dans les décisions locales d’aménagement.
- Dégâts de la faune sauvage
René Zimpfer, exploitant agricole, éleveur et transformateur, qui propose des produits de très grande qualité a notamment évoqué le dossier de la chasse, avec les difficultés rencontrées face aux sangliers, cervidés et corvidés, responsables de dégâts importants pour les exploitations.
Ce sujet ne doit pas être sous-estimé et appelle à renforcer le dialogue entre le monde agricole, le monde de la chasse, la préfecture et les services compétents, afin de retrouver des équilibres indispensables à une cohabitation apaisée.
- Fiscalité et retraites agricoles
Gabrielle Rolli a rappelé l’injustice que représente le paiement de la taxe de solidarité additionnelle (TSA) par les agriculteurs retraités alors que les agriculteurs actifs en sont exemptés.
Sur ce dossier aussi, je suis intervenu en hémicycle lors des discussions sur le budget 2026 pour défendre un amendement visant à éviter que les retraités agricoles paient davantage que les actifs, compte tenu des revenus souvent modestes dont ils disposent.
Même si cet amendement n’a pas été adopté, je continuerai à me battre pour plus d’équité.
- Gestion de l’eau
La question de l’accès à l’eau a également été largement évoquée. C’est un enjeu majeur, transversal à tous les usages, et essentiel pour l’agriculture.
Nous devons repenser notre gestion de l’eau : mieux la retenir, la stocker, la restituer aux sols et aux nappes, en nous appuyant sur les atouts de notre territoire et de notre géographie.
Au-delà de ces enjeux, il y a également celui de la rémunération des agriculteurs afin qu’ils puissent vivre dignement de leur métier, avec une fiscalité adaptée à leurs réalités, et de faciliter l’installation et la transmission des exploitations, qui sont des conditions essentielles pour assurer l’avenir de notre agriculture.
J’ai eu le plaisir de retrouver le nouveau président des Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin, William Schneider, ainsi que le président de la Chambre d’agriculture, Ange Loing, qui lui aussi incarne la qualité produite en altitude par nos éleveurs laitiers pour nos proposer de beaux produits dans la montagne ou ailleurs comme les magasins de producteurs Cœur Paysan présents à Mulhouse ou Colmar. Car si nous voulons soutenir concrètement l’agriculture alsacienne et nos producteurs locaux, il faut favoriser dans ses achats les circuits courts et les magasins de producteurs.
Un syndicat exprime les attentes du terrain et fait son travail avec l’exigence qui est la sienne, et le parlementaire que je suis s’emploie à intégrer les préoccupations qui lui sont exprimés de façon priorisée tout en cherchant toujours l’équilibre nécessaire à l’intérêt général. L’agriculture est essentielle à notre territoire et restera une priorité dans mon travail de parlementaire.

